[Fermer]

In Memoriam

Par une froide matinée d'automne 2008, Aline Martel s'en est allée rejoindre
son papa, le P'tit Marcel, au paradis des restaurateurs.
De là haut, ils contemplent notre travail et nous encouragent à ne jamais baisser les bras!

Le courage dont nous devons tous les jours faire preuve pour continuer sans toi, dans notre service à la clientelle, n'a aucune mesure avec le courage dont tu as fait preuve face à la maladie durant toute l'année 2008.
Ton exemple de générosité et d'abnégation devant toute forme de difficulté
ainsi que ton sourire permanent,
resterons à jamais gravé dans nos coeurs à tous...

Thierry, Joris, Léa et toute l'équipe du P'tit Marcel

 

marcel


La Meuse 09.06.2004

« Le Petit Marcel est parti cuisiner au ciel »
Le patron du « Petit Marcel » victime d'un malaise au volant de sa voiture hier matin

« Le restaurant est fermé. Le Petit Marcel est parti cuisiner au ciel... ». Ces quelques mots écrits par la famille sur la vitrine du restaurant valent mieux qu'un long discours pour partager le désarroi de toute une ville à l'annonce de la disparition de l'un de ses plus anciens restaurateurs.

Ce mardi matin, Marcel Martel a été victime d'un malaise, aussi soudain qu'inattendu, au volant de sa voiture alors qu'il circulait à proximité de Rouvroy.

Âgé de 65 ans, père de six enfants (Patrick, Marc, Chantal, Annick, Aline et Melissa), grand-père à neuf reprises et deux fois arrière-grand-père, Marcel Martel était marié depuis bientôt 45 ans à son épouse...

Son établissement de la rue des Faubourgs « Chez le Petit Marcel », ouvert voici 25 ans, privilégiait d'ailleurs cette ambiance familiale. Réputé pour ses préparations de moules, il voyait affluer les clients des quatre coins du sud de la province, mais aussi du Grand-Duché et de la France tout proche.

Son fils, Marc, l'a accompagné derrière le fourneau depuis le début. « Mon père était un homme très gai, sympathique avec de temps en temps de bons moments de colère. Mais dès qu'il quittait sa cuisine, c'était fini. Il discutait avec les clients, il était très spontané et avait toujours un bon mot à placer. Son restaurant, c'était toute sa vie. Il était toujours hyper-actif et il ne voyait que le boulot.»

Avant de s'installer à la rue des Faubourgs, Marcel Martel a tenu l'Arel Snack durant une petite dizaine d'années. « Marcel Sainthuille, restaurateur au Monopole était surnommé le Grand Marcel. Mon père avec qui il a travaillé est donc devenu le Petit Marcel... » poursuit Marc qui se souvient de ses premiers pas derrière les fourneaux. « C'est là, au Monopole, que l'idée de cuisiner les moules a été lancée. Mon père était originaire de Louvain. Il a fait la plupart de ces stages à la mer. Il était dans les para-comandos, et c'est comme ça qu'il a débarqué un jour à Stockem... »

Aujourd'hui, Marc et sa soeur sont prêts à reprendre le flambeau. « C'était son plus grand souhait, nous ne pouvons le décevoir. »

Le Petit Marcel a rejoint le Grand Marcel.


L'Avenir du Luxembourg 09/06/2004

On l'appelait " le petit Marcel "
Marcel Martel est décédé hier mardi à Lamorteau, à l'âge de 65 ans. À Arlon, tous l'appelaient " le petit Marcel ", du nom de son restaurant.

À Arlon , il était pour tous " le petit Marcel ". Ses moules, comme d'ailleurs sa moustache, y étaient devenues légendaires. Hier mardi, Marcel Martel est décédé au volant de sa voiture, à Lamorteau (Rouvroy), à la suite d'un malaise, dans des circonstances qui rappellent la brutale disparition, il y a quelques mois à peine, d'une autre figure de l'Horeca du chef-lieu, Roger Debray, qui tenait le restaurant de l'Europe.

Né le 2 août 1938, Marcel Martel, qui aurait fêté ses 66 ans en août prochain, était originaire de Leuven. Il découvrira Arlon alors qu'il y travaillera au mess des sous-officiers. Une expérience qui durera trois ans et qui sera déterminante pour la suite. " Je me suis bien plu dans cette ville, et j'y suis resté ", nous confiait-il l'année dernière.

Au four et dans la salle Marcel Martel sera engagé dans plusieurs établissements : le Toit doré et, surtout sans doute, le Métropole, alors haut lieu de la moule à Arlon. La moule, un mollusque auquel, en bon Belge, il s'attachera à donner ses lettres de noblesse.

Marcel tiendra ainsi l'Arel Snack, coin connu entre la place Didier et la place Hollenfeltz. Au début des années 80, faute de pouvoir acquérir le bâtiment qui abrite son commerce - et qui deviendra le restaurant Arel -, Marcel s'installe quelques centaines de mètres plus loin, rue des Faubourgs, où il ouvre une des adresses préférées des Arlonais, un incontournable : Chez le petit Marcel, tout simplement. L'enseigne a rattrapé le surnom.
Marcel est aux fourneaux, mais il trouve toujours le temps de venir saluer, en salle, les convives. L'homme est avenant et n'est jamais en panne d'une blague ou d'une chaude poignée de main. Son restaurant, c'est son royaume. Toujours, ce travailleur infatigable progressera. Il s'agrandit et ouvre un jardin fort apprécié de tous.

Sa clientèle est fidèle et le bouche à oreille attire de loin, pour les moules et les frites, bien sûr, mais aussi pour les viandes ou la paella. D'ailleurs, ces derniers mois, Chez le petit Marcel était devenu un lieu où l'on pouver retrouver de nombreux acteurs du procès en cours à quelques dizaines de mètres de son restaurant, Marcel Martel y a ainsi accueilli de nombreuses personnalités du spectacle venues se produire à Arlon, ou de passage. L'an dernier, il nous faisait part de ses souvenirs : Jean-Luc Fonck qui, en bon Arlonais lui-même, est " un habitué de la maison ". Et puis Raymond Devos, Patricia Kaas, Popeck ou Michel Legrand. Sophie Marceau même.
" Toutes ces vedettes, Français pour la plupart, adorent nos moules à la belge ", confiait alors Marcel, époux de Jannine Krafft, père de six enfants, grand-père et - déjà - arrière-grand-père. Ces moules-là, comme la sympathique figure qui les cuisinait jusqu'à lundi, vont vraiment nous manquer.